Titre : | Discours et verite dans "Les voyages de Gulliver" de Jonathan Swift | Type de document : | texte imprimé | Auteurs : | Alain Bony, Auteur ; Centre d'études et de recherches anglaises et nord-américaines, Editeur scientifique | Editeur : | Lyon : Presses universitaires de Lyon | Année de publication : | 2002 | Collection : | Champ anglophone, ISSN 1760-2319 | Importance : | 250 p. | Format : | 24 cm | ISBN/ISSN/EAN : | 2-7297-0714-X | Prix : | 18 EUR | Note générale : | CERAN = Centre d'etudes et de recherches anglaises et nord-amemricainesBibliogr. p. 239-250 | Langues : | Français | Catégories : | LITERATURE ET LANGUE FRANCAISE:840 Littérature française
| Index. décimale : | 823.5 (critique) | Résumé : | Gulliver se vante (ou s'excuse) de n'avoir rien que de très " commun " à raconter contrairement aux autres auteurs de récits de voyages, qui ont tant de choses extraordinaires à dire. De fait, ce dont il parle, ce n'est pas de pygmées ou de géants, d'île volante ou de chevaux qui pensent : c'est de ce qu'il y a de plus commun entre les hommes, puisqu'il s'agit de l'espèce humaine, de la définition de la " nature " de l'homme, et de ce que l'homme a fait de cette nature au cours de son histoire individuelle et collective. Tout le livre illustre et dénonce l'abjection à laquelle l'homme n'a cessé de consentir, cette " perte du propre " (J. Kristeva) qui le condamne à la dérive loin du lieu de la Vérité, dans les errances d'un discours qui l'en éloigne à mesure qu'il cherche à s'en rapprocher. Cette malédiction se manifeste dans les vicissitudes du texte même que Gulliver offre au lecteur, texte sans origine ni autorité, dans le langage qui l'oblige à dire " la chose qui n'est pas ", dans l'état de la cité livrée à la corruption, dans l'histoire du monde mené au désastre par l'intrigue et le mensonge. L'homme est ainsi condamné à une inéluctable dégradation que les errements de la modernité politique, idéologique, épistémologique aggravent au-delà de toute rémission. La quête de la Vérité bascule de l'utopie à la dystopie, de la satire à la métaphysique, de l'ingénuité à l'horreur, tout au long des voyages du marin le plus catastrophique de la littérature. Gulliver est amené pour finir à porter témoignage d'une expérience de l'impossible, dont sa santé mentale fait les frais, au terme de ce " Grand Tour " paradoxal dans l'envers du monde. |
Discours et verite dans "Les voyages de Gulliver" de Jonathan Swift [texte imprimé] / Alain Bony, Auteur ; Centre d'études et de recherches anglaises et nord-américaines, Editeur scientifique . - Lyon : Presses universitaires de Lyon, 2002 . - 250 p. ; 24 cm. - ( Champ anglophone, ISSN 1760-2319) . ISBN : 2-7297-0714-X : 18 EUR CERAN = Centre d'etudes et de recherches anglaises et nord-amemricainesBibliogr. p. 239-250 Langues : Français Catégories : | LITERATURE ET LANGUE FRANCAISE:840 Littérature française
| Index. décimale : | 823.5 (critique) | Résumé : | Gulliver se vante (ou s'excuse) de n'avoir rien que de très " commun " à raconter contrairement aux autres auteurs de récits de voyages, qui ont tant de choses extraordinaires à dire. De fait, ce dont il parle, ce n'est pas de pygmées ou de géants, d'île volante ou de chevaux qui pensent : c'est de ce qu'il y a de plus commun entre les hommes, puisqu'il s'agit de l'espèce humaine, de la définition de la " nature " de l'homme, et de ce que l'homme a fait de cette nature au cours de son histoire individuelle et collective. Tout le livre illustre et dénonce l'abjection à laquelle l'homme n'a cessé de consentir, cette " perte du propre " (J. Kristeva) qui le condamne à la dérive loin du lieu de la Vérité, dans les errances d'un discours qui l'en éloigne à mesure qu'il cherche à s'en rapprocher. Cette malédiction se manifeste dans les vicissitudes du texte même que Gulliver offre au lecteur, texte sans origine ni autorité, dans le langage qui l'oblige à dire " la chose qui n'est pas ", dans l'état de la cité livrée à la corruption, dans l'histoire du monde mené au désastre par l'intrigue et le mensonge. L'homme est ainsi condamné à une inéluctable dégradation que les errements de la modernité politique, idéologique, épistémologique aggravent au-delà de toute rémission. La quête de la Vérité bascule de l'utopie à la dystopie, de la satire à la métaphysique, de l'ingénuité à l'horreur, tout au long des voyages du marin le plus catastrophique de la littérature. Gulliver est amené pour finir à porter témoignage d'une expérience de l'impossible, dont sa santé mentale fait les frais, au terme de ce " Grand Tour " paradoxal dans l'envers du monde. |
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